Les crimes de la France coloniale en Afrique : mémoire, histoire et devoir de transmission
L’Université Abderrahmane Mira de Béjaïa a accueilli les 11 et 12 mai 2025 une rencontre scientifique et mémorielle consacrée à la thématique des crimes de la France coloniale en Afrique. Organisé dans un cadre académique, cet événement a réuni enseignants-chercheurs, historiens, étudiants et acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : analyser les faits historiques, encourager la recherche et préserver la mémoire collective et discuter de l’ampleur de la violence coloniale française dans plusieurs pays du continent africain.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique universitaire de promotion du débat scientifique, de l’analyse critique des archives et de la transmission du savoir aux nouvelles générations.
Un regard académique sur une période complexe de l’histoire
La colonisation française en Afrique, qui s’est étendue du XIXᵉ siècle au milieu du XXᵉ siècle, a profondément marqué les sociétés africaines sur les plans politique, économique, culturel et humain. Les intervenants ont abordé cette période à travers des communications scientifiques appuyées sur des sources historiques, des témoignages et des travaux de recherche récents.
Les échanges ont porté notamment sur :
- Les violences et répressions durant la conquête coloniale
- Les politiques d’expropriation et de dépossession foncière
- Les impacts économiques et sociaux du système colonial
- Les conséquences culturelles et identitaires
- La mémoire et la reconnaissance historique
Les chercheurs ont souligné l’importance d’un traitement rigoureux et documenté des faits historiques, loin des simplifications, afin de contribuer à une compréhension équilibrée et scientifique de cette période.
Mémoire, justice et transmission
Au-delà de l’analyse historique, la rencontre a mis l’accent sur la dimension mémorielle. La mémoire des peuples concernés par la colonisation constitue un élément central dans la construction des identités nationales et dans la consolidation du dialogue entre les nations.
Les discussions ont évoqué :
- La reconnaissance des souffrances subies
- Le rôle des archives et de la recherche universitaire
- L’importance de l’enseignement de l’histoire coloniale
- Les enjeux contemporains liés à la mémoire collective
Les intervenants ont rappelé que la connaissance du passé est essentielle pour comprendre le présent et construire un avenir fondé sur la justice, la coopération et le respect mutuel.
Le rôle de l’université dans la recherche historique
En accueillant cette rencontre, l’Université Abderrahmane Mira de Béjaïa réaffirme sa mission académique : favoriser la recherche, encourager le débat intellectuel et offrir un espace d’expression scientifique pluraliste.
L’université contribue ainsi à :
- La production de travaux de recherche sur l’histoire contemporaine
- La formation d’étudiants en sciences humaines et sociales
- L’organisation de conférences et colloques thématiques
- La diffusion d’une culture scientifique rigoureuse
Cette démarche permet d’inscrire la réflexion sur la période coloniale dans un cadre académique structuré, favorisant l’analyse critique et la documentation historique.
Une réflexion ancrée dans le contexte africain
Les communications ont également mis en perspective les expériences de différents pays africains ayant connu la colonisation française. Les comparaisons ont permis de souligner des points communs et des spécificités nationales, tout en mettant en lumière les dynamiques de résistance, de lutte pour l’indépendance et de reconstruction postcoloniale.
Cette approche comparative enrichit la compréhension globale du phénomène colonial et de ses conséquences durables sur les sociétés africaines.
Retour en images : un moment d’échange académique
La photothèque officielle de l’université présente les moments forts de cette rencontre :
- Les interventions des chercheurs et historiens
- Les débats et échanges interactifs avec les étudiants
- Les présentations de travaux et analyses documentées
- L’ambiance studieuse et engagée de la salle
Ces images témoignent de l’intérêt suscité par cette thématique et de la participation active de la communauté universitaire.
👉 Découvrez l’ensemble des photos de l’événement :


























































































































































































































































































































Comprendre pour mieux construire l’avenir
La rencontre consacrée aux crimes de la France coloniale en Afrique s’inscrit dans une démarche scientifique visant à approfondir la connaissance historique et à encourager la réflexion critique. En favorisant le dialogue académique et la recherche documentée, l’Université de Béjaïa contribue à la transmission d’une mémoire éclairée et à la consolidation d’une culture de paix fondée sur la vérité historique.
À travers cette initiative, l’établissement réaffirme son engagement envers la recherche, l’éducation et la valorisation du patrimoine historique africain.

