Congrès international à l’Université de Béjaïa : Centenaire de l’Étoile Nord-Africaine, « Cent ans après, quel bilan ? »

L’Université Abderrahmane Mira de Béjaïa, à travers la Faculté des Sciences Humaines et Sociales, le Département d’Histoire et d’Archéologie et le Laboratoire « Patrimoine, Communication & Mutations Sociales », a organisé un congrès international d’envergure consacré à la commémoration du centenaire de l’Étoile Nord-Africaine (ENA). Placé sous le thème « Etoile Nord Africaine, Cent ans après. Quel bilan ? » / « نجم شمال إفريقيا بعد مائة عام: أي حصيلة؟ », cet événement scientifique a réuni chercheurs, historiens, universitaires et étudiants autour d’une réflexion approfondie sur l’héritage historique et politique de ce mouvement fondateur.

Une ouverture solennelle en présence des autorités

La cérémonie d’ouverture du congrès s’est déroulée dans une atmosphère solennelle, marquée par les allocutions officielles. Le professeur BENIAICHE Abdelkrim, recteur de l’université de Béjaïa, a inauguré les travaux en soulignant l’importance de revisiter les moments clés de l’histoire nationale à travers une approche scientifique et critique. Son intervention a mis en avant le rôle de l’université comme espace de production et de transmission du savoir historique.

Il a été suivi par l’intervention de M. BARKAT Bachir, président de l’Assemblée Populaire de Wilaya (APW) de Béjaïa, qui a salué cette initiative académique et rappelé l’importance de la mémoire historique dans la construction de l’identité nationale.

L’événement a enregistré une forte affluence, avec la présence de la communauté universitaire, notamment des étudiants du Département d’Histoire, des doyens des facultés, des secrétaires généraux, des responsables administratifs, du personnel ATS ainsi que des autorités locales.

Une conférence inaugurale de haut niveau

Le congrès a débuté par une conférence inaugurale de grande qualité intitulée « Les origines de l’Étoile Nord-Africaine. Bilan historiographique », animée par l’historien français Benjamin STORA, spécialiste reconnu de l’histoire du Maghreb contemporain. Cette intervention, modérée par le professeur OUATMANI Settar, a permis de retracer les fondements historiques de l’ENA et d’analyser les différentes lectures historiographiques qui lui ont été consacrées.

Le débat qui a suivi a été particulièrement riche, témoignant de l’intérêt suscité par cette thématique auprès des participants.

Des conférences thématiques autour de l’identité et du nationalisme

Parmi les temps forts de la matinée, la conférence du professeur Todd Shepard, de l’Université Johns Hopkins (USA), a porté sur « Le tarbouche (de Messali Hadj), l'identité musulmane algérienne et la résistance ». Modérée par le professeur Ait Meddour Mahmoud, cette intervention a exploré les dimensions symboliques et culturelles du mouvement nationaliste, mettant en lumière le rôle de l’identité dans la lutte anticoloniale.

Le professeur Hassan Remaoun, de l’Université Oran 2, a ensuite proposé une communication intitulée « Revisiter la première Étoile Nord-Africaine (1926-1929) et ses enjeux, cent ans après ! ». Cette analyse a permis de mieux comprendre les dynamiques internes du mouvement et son impact sur l’émergence du nationalisme algérien.

Une session d’après-midi riche en échanges

La séance de l’après-midi, modérée par le Dr ZERKAOUI Nourdine (Université de Béjaïa), a donné lieu à plusieurs interventions marquantes.

Ait Ahmed Ouali, ancien secrétaire du PC Wilaya III, a présenté une communication intitulée « L’Étoile Nord-Africaine : Matrice de recouvrement de la souveraineté et de la personnalité algérienne », mettant en évidence le rôle structurant de l’ENA dans la formation de la conscience nationale.

Le journaliste et écrivain Kamel Beniaiche est intervenu sur « L’ENA et la naissance du courant indépendantiste », apportant un éclairage sur les prolongements politiques du mouvement.

Enfin, le professeur Settar Ouatmani, de l’Université de Béjaïa, a clôturé les communications scientifiques avec une présentation sur « Le programme et les activités de l’ENA à travers le journal El-Ouma », mettant en lumière les outils de diffusion idéologique et politique du mouvement.

Une commémoration scientifique et mémorielle

Ce congrès international s’inscrit dans une démarche à la fois scientifique et mémorielle, visant à revisiter l’histoire de l’Étoile Nord-Africaine, fondée en 1926, et à évaluer son héritage cent ans après. Il a permis de croiser les regards d’universitaires algériens et étrangers, offrant ainsi une lecture plurielle de ce moment fondateur du mouvement national.

Au-delà des communications, cet événement a également constitué un espace de dialogue et d’échange entre générations, renforçant l’intérêt des étudiants pour l’histoire nationale et les enjeux mémoriels.

Clôture et remerciements

Le congrès s’est achevé par une séance de remerciements adressés à l’ensemble des participants, intervenants et organisateurs. Les responsables ont salué la qualité des échanges et la richesse des contributions, soulignant l’importance de multiplier ce type d’initiatives scientifiques.

L’Université Abderrahmane Mira de Béjaïa, à travers la Faculté des Sciences Humaines et Sociales, le Département d’Histoire et d’Archéologie et le Laboratoire « Patrimoine, Communication & Mutations Sociales », a organisé un congrès international d’envergure consacré à la commémoration du centenaire de l’Étoile Nord-Africaine (ENA). Placé sous le thème « Etoile Nord Africaine, Cent ans […]